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Fiche CNPL numéro 35

L'aide
mémoire de l'animation : l'offrande - les intercessions
L'offrande
Programme
"L'offrande: au cœur de cette mémoire, l'Église, et surtout
celle qui est actuellement rassemblée, offre au Père, dans le Saint
Esprit, la victime sans tache. L'Église veut que les fidèles non
seulement offrent cette victime sans tache, mais encore qu'ils
apprennent à s'offrir eux-mêmes et soient consommés, de jour en
jour, par la médiation du Christ, dans l'unité avec Dieu et entre
eux, pour qu'à la fin Dieu soit tout en tous." (Présentation générale
du Missel romain, PGMR no. 55f).
Points d'attention
- Après l'acclamation d'anamnèse chantée par l'assemblée, le
prêtre adjoint au mémorial une prière d'offrande (voir l'Art de
célébrer no. 34). Il s'efforce de prononcer cette prière avec
le calme et la dignité qui conviennent à ce moment essentiel.
- Le prêtre dit "nous t'offrons"; et c'est toute l'Église,
particulièrement l'assemblée réunie, qui présente à Dieu le
sacrifice de salut. C'est pourquoi, l'attitude requise des fidèles
est d'abord "un profond sens religieux" (PGMR no. 62)
caractérisé par l'attention soutenue à la prière exprimée et
à la présence eucharistique du Christ. Mais la PGMR ajoute
aussitôt "la charité envers les frères qui participent à
la même célébration". Et pour qu'advienne cette attitude
de charité au sein même de l'assemblée et dans toute la vie chrétienne,
le prêtre prononce la seconde épiclèse.
- L'Esprit a pénétré l'humanité de Jésus pour qu'il fasse de
sa vie une offrande. L'Église a prié pour que, grâce à
l'Esprit, le pain et le vin deviennent le Christ offert. Par la
voix du prêtre, l'Église prie pour que ce même Esprit donne aux
fidèles de vivre en parfaite unité afin d'être eux-mêmes une
offrande à Dieu. Lorsque le Christ s'offre au Père, c'est la tête
du corps (Colossiens 1, 18) qui est offrande. En mettant en évidence
cette seconde épiclèse, on aide les fidèles à comprendre qu'en
communiant ils deviennent le corps du Christ qu'ils reçoivent.
Les intercessions
Programme
"Les intercessions: on y exprime que l'eucharistie est célébrée
en union avec toute l'Église, celle du ciel comme celle de la terre,
et que l'offrande est faite pour elle et pour tous ses membres vivants
et morts, qui ont été appelés à participer à la rédemption et au
salut qui lui ont été acquis par le Corps et le Sang du
Christ." (PGMR no. 55g).
Points d'attention
- Ce n'est pas une seconde Prière universelle, mais une prière
qu'on pourrait dire interne à l'Église universelle. C'est ici
que l'on prie pour le pape et l'évêque (sauf dans la prière
eucharistique I où cela vient avant le récit de l'institution),
ce qu'on ne fait pas dans la Prière universelle sauf pour des
circonstances particulières. C'est ici aussi que l'on prie pour
ceux qui sont rassemblés et pour le peuple de Dieu tout entier,
avec ses ministres ordonnés.
- On n'oubliera pas que les prières eucharistiques II, III et IV,
comportent des développements particuliers, pour les nouveaux
baptisés dans la semaine pascale, ou lors des messes pour les défunts.
On peut, à la messe dominicale, préciser le nom du défunt à
l'intention duquel la messe est célébrée et des défunts de la
paroisse décédés dans la semaine. On dira: "Souviens-toi
de X... à l'intention de qui la messe est célébrée et de X...
décédé cette semaine", ou "Nous te prions
pour..." (dans la prière eucharistique III).
- La forme litanique des intercessions demande une énonciation
calme et posée. Dans le cas de concélébration, les demandes
sont réparties entre les concélébrants. Il n'est pas opportun
que chacun ait un livret; il vaut mieux que le président s'éloigne
un peu du micro et que chaque intervenant s'avance pour lire la
prière sur l'unique missel.
"Dans la célébration de la messe, les fidèles constituent
le peuple saint, le peuple acquis par Dieu et le sacerdoce royal, pour
rendre grâce à Dieu et pour offrir la victime sans tache; non
seulement pour l'offrir par les mains du prêtre, mais pour l'offrir
ensemble avec lui et apprendre à s'offrir eux-mêmes. Ils
s'efforceront de le manifester par un profond sens religieux et par
leur charité envers les frères qui participent à la même célébration."
(PGMR, no. 62).
CNPL - 1999
Centre National de Pastorale Liturgique
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