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Fiche CNPL numéro 36

L'aide mémoire de l'animation : la doxologie - la concélébration
La doxologie
Programme
"La doxologie finale: elle exprime la glorification de Dieu,
elle est ratifiée et conclue par l'acclamation du peuple"
(Présentation générale du Missel romain, PGMR no. 55 h).
Points d'attention
- Le mot "doxologie" signifie: parole de louange. La
doxologie est la conclusion de la prière eucharistique; elle
résume en quelques mots toute la portée de cette action de
grâce.
- Le prêtre élève le pain et le vin consacrés. A la
présentation des dons, le geste était réduit puisqu'il
s'agissait de déposer les dons sur l'autel. A la
consécration, le prêtre élevait davantage les oblats pour
les montrer au peuple. Ici, il les élève au plus haut; ses
bras, sa tête, son regard... tout son être s'élève dans un
geste d'offrande vers le lieu symbolique du Père,
accompagnant la parole d'action de grâce. C'est ici la
véritable élévation.
- Puisqu'elle fait partie de la prière présidentielle, il
revient au prêtre seul de proclamer, ou mieux de chanter la
doxologie. En la chantant le prêtre ajoute un caractère
lyrique de circonstance et sollicite davantage l'adhésion de
l'assemblée qui s'exprimera dans l'Amen.
- Ce n'est pas pour prendre la place du prêtre que
certaines assemblées se sont mises à la dire avec le prêtre,
mais parce qu'un bref "Amen" ne leur paraît pas suffisant
pour ratifier et sceller toute la prière eucharistique. Cela
dit, on dispose maintenant de formules qui laissent au
prêtre la proclamation chantée du texte qui lui revient,
tout en augmentant la participation de l'assemblée, soit en
interrompant la formule de plusieurs "Amen", soit en
amplifiant l'"Amen" final par sa répétition .
La concélébration
Programme
"La concélébration qui manifeste heureusement l'unité du
sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l'unité du peuple chrétien
tout entier, est prescrite par le rite lui-même à l'ordination
d'un évêque ou d'un prêtre, et à la messe chrismale. En outre,
elle est recommandée, à moins que l'utilité des fidèles ne
requière ou ne suggère de faire autrement." (PGMR no. 153).
Points d'attention
- Restaurée par le deuxième concile du Vatican et, plus
précisément, au numéro 57 de la Constitution sur la sainte
liturgie, la concélébration est recommandée aux prêtres
chaque fois qu'elle est possible. Choisir de concélébrer ou
pas n'est pas, pour le prêtre, une affaire de dévotion ou
d'école, c'est un point qui dépend de "l'utilité des
fidèles". Par exemple, un dimanche, deux prêtres ne
concélébreront pas à telle messe si, en la faisant, ils
privaient d'une messe des fidèles qui ne sont pas à cette
messe.
- Lorsque les rites (présentation des dons) sont achevés,
les concélébrants s'approchent de l'autel, et se disposent
tout autour, mais de façon à ne pas gêner l'accomplissement
des rites..." (PGMR no. 167). Ces derniers supposent la mise
en évidence de la présidence d'un seul. Chaque eucharistie
n'a qu'un président qui représente sacramentellement le
Christ-Tête de l'Église. Cet unique président aura d'autant
plus de présence que les autres concélébrants sauront rester
légèrement sur la réserve et distants de lui. Cela permettra
aussi au diacre d'accomplir normalement son ministère, comme
l'indique encore la PGMR no. 167: "Les concé1ébrants ne
doivent pas non plus gêner le diacre lorsque celui-ci, en
raison de son ministère, doit s'approcher de l'autel."
- "Les parties prononcées par tous les concélébrants
ensemble doivent être dites à mi-voix, si bien que l'on
entende clairement la voix du célébrant principal" (PGMR,
no. 170). Il en va encore de la manifestation de la
présidence par un seul.
- L'Église prévoit que les intercessions soient confiées à
l'un ou l'autre des concélébrants, mais les autres prières
et les gestes qui sont, par nature, présidentiels ne sont
pas répartis. La PGMR (no. 171 à 191) donne toutes les
indications pour les quatre principales prières
eucharistiques. Si, par exemple, deux prêtres concélèbrent,
ce serait un non-sens liturgique (et théologique!) que l'un
fasse principalement la consécration du pain et l'autre
celle du vin. C'est le célébrant principal qui fait les
deux. L'autre (ou les autres) dit les paroles de la
consécration et fait le geste de monstrance.
CNPL - octobre 1999
Centre National de Pastorale Liturgique |